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El Jadida (الجديدة) est une ville côtière du Maroc, Idéalement située à 96 Kms au sud de Casablanca, c’est une cité tranquille, pleine de charme. Désormais inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité, l’ancienne Mazagan a su préserver les monuments témoins de son passé prestigieux.

Les fortifications portugaises de Mazagan, furent édifiées comme colonie fortifiée sur la côte atlantique au début du XVIe siècle. La colonie fut reprise par les Marocains en 1769. Les fortifications, avec leurs bastions et remparts, constituent un exemple précoce de l’architecture militaire de la Renaissance. Les édifices portugais encore visibles sont la citerne et l’église de l’Assomption, construite dans le style manuélin (gothique tardif). La ville portugaise de Mazagan, l’un des premiers établissements en Afrique occidentale des explorateurs portugais qui faisaient route vers l’Inde, offre un témoignage exceptionnel des influences croisées entre les cultures européenne et marocaine, qui apparaissent clairement dans l’architecture, la technologie et l’urbanisme.

Au cours de son histoire, la ville d’El Jadida a porté plusieurs noms. Les marocains l’ont toujours appelée El Jadida (la nouvelle), les romains lui donnèrent le nom de “Rusibis” l’occupant portugais “Mazagan” et les colons français “Deauville” !
Edifiée dans une région connue par la douceur de son climat, la ville dispose d’une magnifique plage réputée dans l’ensemble du pays.

Elle est jumelée à la ville de Varennes située dans la province de Québec au Canada.

 

La citerne Portugaise d’El Jadida

A ne rater sous aucun prétexte, la fameuse citerne portugaise, chef d’œuvre du style architectural manuélin, considérée comme l’un des joyaux du Maroc.
Cette vaste salle souterraine et voûtée faisait partie du château fort construit en 1514.

Tombé dans l’oubli depuis l’expulsion des Portugais, le célèbre monument sera redécouvert par hasard en 1916, par un épicier qui voulait agrandir sa boutique qui jouxtait l’enceinte de la citerne.

Elle servit probablement de salle d’armes avant d’être utilisée comme réserve d’eau. Sur un plan carré de 34 m de coté, elle comporte six nerfs dont les voûtes d’arêtes reposent sur 25 colonnes et piliers. La travée centrale est percée d’un large oculus par où se déverse la lumière du jour qui produit par réflexion sur l’eau de la citerne, un surprenant effet de miroir imprégnant le lieu d’une étrange atmosphère qui séduisit Orson Welles au point qu’il y tourna certaines séquences de son film Othello. Quelques scènes des films le retour de l’étalon noir, produit par Francis Ford Coppola et Harem, d’Arthur Joffé, ont également été tournées ici.

 

La citè Portugaise

Le visiteur de la cité est d’emblée saisi par l’aspect militaire, défensif et résistant qui est repérable grâce à ses solides murailles qui cernent la médina ainsi que les innombrables canons pointés en direction de la mer , parsemés un peu partout tout au long de ses remparts imposants défiant le temps, témoins de l’évolution de l’art des fortifications européennes au XVIème siècle. En se faufilant dans les méandres des ruelles de la médina on peut admirer l’osmose architecturale de vieilles demeures chrétienne, musulmane et juive. Véritable chef d’œuvre de l’architecture portugaise, la cité fût classée patrimoine de l’Humanité.

Les remparts, élevés par les Portugais, étaient dotés de 5 bastions, dont quatre furent rebâtis après le siège destructeur de 1769:

- bastion du Saint-Esprit: il domine ce qu’il reste des fossés de l’ancien château fort: un bassin communiquant avec la mer.

- bastion de l’Ange : il offre une vue panoramique sur la cité et sur la Porte de la Mer

- bastion Saint-Antoine (protégeait le sud de la cité).

- bastion Saint-Sébastien (protégeait le sud de la cité).

A l’intérieur de l’enceinte, se dressent des maisons, d’influence portugaise, ornées de pilastres et de balcons en ferronnerie.

A côté de l’Eglise de l’Assomption, aujourd’hui désaffectée, s’élève une mosquée dont le minaret a été bâti sur des ruines d’une tour de guet à cinq pans.

 

MOULAY ABDELLAH AMGHAR

En visitant el Jadida, dirigez vous au village Moulay abdallâh, 14 Km au sud d’El Jadida. Dans ce village de pêcheurs, on peut encore apercevoir quelques vestiges de l’ancienne capitale des Doukkala, la ville antique de Tit, dont les origines restent controversées : pour les uns, elle serait romaine, pour d’autres, il s’agirait d’une ancienne cité berbère édifiée au 12 ème siècle par les Amghariyin dont la congrégation religieuse est des plus anciennes.

 Devant ces fortifications s’étend un terrain bordé de gradins où a lieu chaque année, à partir du vendredi d’août, le moussem réputé de Moulay Abdallah. Chaque jour, pendant une semaine, des fantasias où différentes tribus se succèdent jusqu’à la tombée de la nuit attirent de très nombreux spectateurs.

 

JORF-LASFAR

17 km au Sud d’El-Jadida, JORF-LASFAR a été construit entre 1974 et 1982, date de sa mise en exploitation pour répondre à la politique de décentralisation de l’économie nationale et permettre le développement régional. Il est desservi par diverses liaisons routières et ferroviaires

Il a pour vocation première le transit des phosphates et de leurs dérivés. La mise en place progressive de nouvelles infrastructures (chantier naval, zone industrielle, terminal à conteneurs, raffinerie, centrale thermique, etc…) Accroît progressivement les activités du complexe portuaire (dont les tranches 3 et 4 sont en cours d’aménagement) qui joue aujourd’hui un rôle économique de première importance.

LAGUNE DE SIDI MOUSSA

La route côtière longe par endroits des marais salants (Sidi Abed). A hauteur du petit hôtel-restaurant « La Brise » (km 37), s’étend, à droite de la route, la lagune de Sidi Moussa, site naturel classé par dair et protégé, où chaque année au printemps des centaines d’oiseaux d’espèces différentes viennent nidifier.

Peu avant Oualidia, les amateurs d’huîtres ne manqueront pas de prendre à droite une petite route qui descend vers la lagune : ils pourront s’arrêter au parc ostréicole 007 pour s’adonner à une dégustation des plus agréables.

 

Les plages de rêves

Une des plages les plus convoitées de la région, sable fin activités sportives sont au rendez vous mais la foule étant trop nombreuse en été, le calme lui n’y est pas.

 

Sidi Bouzid

Une plage très touristique située au sud de la ville (5 km environ),fort appréciée en été par les vacanciers, elle dispose d’une infrastructure d’accueil et se caractérise par son sable fin et doré et son eau limpide et froide qui attire les surfer même en dehors de la période estivale.

Présence aussi de terrasse de café bordant la cote, situé en hauteur donnant sur la plage (magnifique, un conseil allez voir un coucher de soleil), Cette plage fait aussi le bonheur des surfeurs avec des vagues qui sont parfois très impressionnantes. Le seul inconvénient à cette plage, c que la mer y est plus froide que les deux précédentes.

Cette station balnéaire en vogue est constituée de résidences secondaires d’un ensemble de bungalows, d’un club de vacances, de restaurants et théâtre en plein air.

Dans le classement des plages marocaines, la plage de Sidi Bouzid est classée chaque année parmi les plages dites “Drapeau Bleu”, en sachant que cette note est la plus haute dans l’échelle des classifications.

 

Oualidia (ski nautique-planche à voile-jet ski)

Si vous rêvez de tranquillité, sur d’immenses plages de sable fin, dans un cadre enchanteur qui n’a cependant rien perdu de sa couleur locale…. Arrêtez-vous à OUALIDIA…. la perle de l’Atlantique.
Situé un peu plus loin au sud de la ville (77 km environ), cette plage offre un cadre marin exceptionnel en son genre.

C’est la plage la plus attrayante par ses activités (jet ski, nage, barque, planche à voile,….). C’est une sorte de bras de mer (lagon), ou les petits comme les grands peuvent s’y baigner.

C’est l’endroit rêvé pour ceux qui veulent décompresser, se retrouver, établir des contacts avec une population hospitalière, restée proche de la nature

Il y a de nombreuses petites îles au centre de ce pseudo lac marin qui peuvent être accessible à la nage ou en barque.

Sidi Abed (spot de surf)

Petite plage à 25 km au sud d’El Jadida, qui par la clarté de son eau mérite d’être site, l’eau y est froide mais sa couleur bleu azur le fait vite oublier.

 

EL HAOUZIA

A 1,5 km d’Azemmour, elle s’étend de l’embouchure de l’oued Oum Er-rabia jusqu’à El Jadida ville .Un bois d’eucalyptus la borde sur toute sa longueur . Exceptionnellement beau, ce site naturel est très fréquenté, et par les estivants qui cherchent beauté et somptuosité, et par les tortues de mer qui viennent parfois s’y échouer.

 

Le phare d’El Jadid

Au Sud-ouest de la ville, prés de la route d’Oualidia, haut de 65 m, ce phare a une puissance de 6000 watts, et porte à 72 km.

Du sommet (248 marches) on découvre un vaste panorama sur l’océan, vers le complexe industriel de Jorf-Lasfar (cap Blanc du Nord) et sur la ville.

Le Phare Sidi Bouafi, phare à El-Jadida est l’un des symboles fort de la ville marocaine, riche en histoire, il a était témoin sur l’évolution du port.

 

La médina d’El Jadid

À El Jadida, ne manquez pas le marché de l’ancienne médina, vous pouvez y acheter, habits traditionnels, épices, souvenirs et accessoires typiquement marocains.
Vous trouverez quelque bazar de souvenirs dans l’ancien marché de la cité portugaise (Rua da carreira).

 

 

 

 

 

 

Références pour cette article

  1. Référence n°1
    http://maps.google.fr/maps?f=q&hl=fr&geocode=&q=el+jadida&ie=UTF8&t=h&z=14&iwloc=addr&ll=33.266393,-8.50359&source=embed